Comment réagir face à son enfant en manque de son autre parent

Pas facile de savoir comment réagir face à son enfant en manque de son autre parent… Mon fils disait beaucoup cet été : quand je suis avec Papa, Maman me manque. Et quand je suis avec Papa, c’est Maman qui me manque !

Dur dur pour un petit d’être en manque de l’un de ses parents… et dur dur aussi pour le parent qui se sent déboussolé face aux émotions de son enfant.

Comment accompagner son enfant dans cette étape ?

C’est notre rôle de parent d’apprendre aux enfants à gérer et canaliser leurs émotions. Quand on voit le nombre d’adultes qui ne savent pas le faire…  et parfois j’en fait partie ! Pas souvent mais ça peut arriver, et je suis presque sûre que pour vous qui me lisez, c’est pareil aussi ! Dans ces conditions, pourquoi attendre d’eux qu’ils puissent y parvenir facilement ?

Les enfants ne savent pas comment canaliser ces émotions, ils ont besoin de nous pour l’apprendre. Je me suis sentie quand même démunie quand mon fils était vraiment mal, c’était cet été. Nous faisions une garde 15 jours chacun. La plupart du temps ça se passait bien. Mais les transitions étaient vraiment rudes à chaque fois. Au début c’est les grandes retrouvailles pleines d’amour. Et au moment de partir… les chutes du Niagara !

Trouver des stratégies

Au début j’ai essayé de rationaliser la situation : “mais tu m’as dit que tu étais trop heureux de me retrouver, et regarde je suis là !”. Et bam… après 15 jours sans voir mon fils, il pleure du fait de quitter son Papa. Et entre deux sanglots (interminables !), il me dit qu’il est super heureux de me voir et en même temps super triste de quitter son père.

L’ouragan des émotions

Alors j’ai compris parce que finalement c’est ce que je ressentais quand j’étais enfant. Et j’ai accueilli ses émotions. Que faire d’autre ?

Une tristesse qui ne peut être pleurée va rester bloquée des années. Au coeur des émotions de l’enfant, Isabelle Filliozat

Nous avons beaucoup parlé. Ses pleurs se sont atténués puis arrêtés. Et nous avons finalement parlé d’autre chose.

Quitter un parent est douloureux pour l’enfant

Parce que l’enfant ne peux pas lire des livres inspirants comme “le pouvoir du moment présent, je vous en parle dans cet article, il ne peut pas de lui-même se dire : je profite du moment présent avec maman.

L’enfant n’a pas ce recul, et c’est normal ! C’est à nous d’être patient avec lui. C’est le maître mot. La patience.

Une solution toute simple : le téléphone

Si l’enfant est en âge de téléphoner, acceptez que votre enfant appelle son autre parent. Si vous ne le faites pas pour votre ex, faites le totalement POUR le bien-être de votre enfant. Le téléphone ou mieux, la webcam. C’est devenu tellement facile maintenant !

C’est ce que nous avons mis en place dès les débuts de la séparation. Fiston pouvait appeler son Papa quand il voulait. Finalement, il ne nous appelle presque jamais. C’est des périodes. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est rassuré de savoir qu’il peut nous appeler quand il a besoin.

Aussi, si votre enfant a le blues en raccrochant, ne vous désespérez pas. C’est quelques minutes d’attention à lui consacrer pour qu’il se sente rassuré ensuite.

Soyez présent pour eux dans ces moments intenses

Votre rôle de parent séparé est vraiment le temps que vous leur accorderez dans ces moments intenses en émotion. Vos enfants sont peut-être triste sur le moment. Et c’est peut-être un moment pénible pour vous.

En étant patient avec eux à ce moment crucial, vous établissez une relation de confiance intense et durable.

Pour finir, je crois qu’il faut juste patienter que l’enfant grandisse, qu’il s’approprie la situation. Qu’il apprenne à mieux gérer les émotions qui le traversent. Et que nous fassions de même, nous, ses parents 😉

Si c’est un sujet que vous voulez travailler, vous pouvez vous procurer le livre “Au coeur des émotions de l’enfant” d’Isabelle Filliozat. Ce livre permet de mieux comprendre les émotions de nos enfants. Je l’avais lu pendant ma grossesse et il m’avait beaucoup aidé.

Voici un court extrait de la page 228


Oui, ça fait du bien de pleurer, et surtout de pleurer dans les bras de quelqu’un qui sait écouter les larmes sans les stopper, de pleurer devant témoin qui accueillir sans juger, sans conseiller, sans baisser les yeux.

Merci d’avoir lu cet article ! Si vous pensez qu’il peut intéresser un ami, envoyez-lui le lien de cet article. Vous participerez ainsi à faire évoluer les mentalités.

Être parent séparé, ça s’apprend jour après jour 🙂


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6 Comments

  1. Au moment du couché, Je propose à ma fille d’envoyer quelques message et photo à sa mère .Je la laisse seul quelques minutes pour qu’elle s’exprime avec ses propres mots.

    1. Wahou, merci Sébastien pour ce partage d’expérience. Initiative bienveillante et inspirante 🙂

      1. De rien Milie.

        J’ajouterais même que chaques couples séparés sont different, mais nous pouvons nous trouver des similitudes. Nous souhaitons tous la même chose : le bonheur de notre enfant et ne pas creuser un fossé entre lui et nous. L’enfant aura une relation plus fusionnel avec l’un des 2 parent, c’est normal mais ça ne veut pas dire qu’il n’aime pas l’autre. Surtout n’essayer pas de créer une compétition, vous ne gagnerez pas et perderez plus encore..

        Soyez présent et à l’écoute de votre enfant.

        Si papa/maman est heureux alors l’enfant sera heureux aussi.

        1. Je crois que nous partageons la même vision positive !
          Les mentalités évoluent en ce sens et c’est encourageant.

  2. Pour être aussi dans cette situation, je confirme que ce n’est pas toujours facile.

    Quand les enfants sont chez moi, je leur demande souvent s’ils veulent appeler maman.

    Du coup, ils comprennent que ce n’est pas un sujet tabou même si on n’habite pas ensemble.

    De plus, je leur dis toujours que s’ils veulent téléphoner à leur maman, y a pas de soucis.

    Ainsi ça se passe très bien et c’est vraiment rare qu’ils demandent en fin de compte leur maman (et idem quand ils sont chez elle LOL).

    Encore merci pour ces belles pistes de réflexions.

    1. Merci pour votre partage d’expérience. C’est pareil pour nous, fiston sait qu’il peut appeler quand il veut.
      Et finalement ça arrive assez peu souvent. Il a eu une période avec des coups de blues et ça lui est passé pour le moment. (tant mieux !)
      Bravo pour ce que vous faites pour vos enfants !
      Je suis contente de voir que les Papas s’intéressent au sujet 🙂

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